
Ca n’est pas fini ! 9 mois après la bataille d’Abidjan, Alassane Dramane Ouattara et Guillaume Soro Kigbafory, remettent le couteau entre les dents. Ils s’apprêtent à livrer une autre bataille. Certainement la der des ders. Chacun fourbit ses armes. Ouattara a le soutien de Licorne «appuyée» par l’Us Forces, tandis que Soro peut encore compter sur quelques fidèles comzones.
Ça sent le souffre entre la présidence et la Primature d’Abidjan, depuis la visite d’Hilary Clinton à Ouattara. L’atmosphère entretenue par la paire au sommet de l’etat ivoirien traduit bien l’adage qui dit que le poisson pourrit toujours la tête. Tout le monde savait plus ou moins qu’un jour au l’autre les deux hommes finiraient par se planter le couteau dans le dos. Parce qu’il ne peut y avoir deux capitaines dans un même bateau. Mais la dernière réaction de la première puissance mondiale change la donne et précipite tout. Les etats-unis d’Amérique, secret de Polichinelle, veulent la tête du Secrétaire général et des pontes de la rébellion des forces nouvelles.
En transit à Abidjan alors qu’elle était plutôt attendue au Ghana et au Libéria des pays anglophones qui ne comprennent rien aux bizarreries francophones, Mme Hilary Clinton secrétaire d’etat américain avait fait injonction au président Ouattara de livrer Guillaume Soro à la Cpi. Ce serait à cette condition que le nouveau pouvoir ivoirien pourrait bénéficier des aides américaines.
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Soro : les conséquences dramatiques d’une rébellion meurtrière
Préalablement informé par ses services renseignés, Soro n’avait pas jugé utile de pointer à l’aéroport d’Abidjan où se faisait l’accueil de Mme Clinton. Mais qu’à cela ne tienne, les carottes semblent désormais cuites pour l’auteur de «pourquoi je suis devenu rebelle», recueil de récriminations dans lequel Guillaume Soro justifie de façon prémonitoire les crimes dont ses chefs de guerre allaient se rendre coupables sur les populations civiles. L’heure du jugement a-telle sonné pour le super Premier ministre ? en tout cas ce dernier et une bonne partie de ses comzones pourraient être arrêtés par les forces françaises assistées de l’us forces et «déférés de force», selon une source militaire, devant la Cour pénal internationale à la Haye en Hollande. Si ce n’est que de cela qu’il s’agit, c’est une petite affaire pour les usa, affirment nos sources diplomatiques très renseignées. Les choses semblent, malheureusement, se précipiter contre l’exleader estudiantin qui a pris le raccourci d’une rébellion meurtrière alors qu’il était attendu sur les bancs d’amphithéâtre pour la fin de ses études universitaires.
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France : «On n’engage pas un bras de fer avec son allié traditionnel»
Quelque peu hésitante, la france qui a compris qu’il ne sert à rien d’engager un bras de fer avec son allié traditionnel pour quelqu’un qui de toute façon n’en vaut la peine, a fini par «s’aligner sur la position de Washington».
L’atmosphère était déjà sulfureuse entre le palais d’Abidjan et la Primature d’une part et entre les militants du rdr pro-Ado et les partisans des forces nouvelles dont de nombreuses familles ont jeté leurs enfants dans les bras de la rébellion pour «chasser Gbagbo du pouvoir». C’est dans ces conditions de préparation d’avant guerre que le chef d’etat ivoirien surfe entre Abidjan et Paris. M. Ouattara avait quitté la capitale française, du 25 au 27 janvier, pour Addis-Abeba en ethiopie où se tenait l’Assemblée annuelle de l’union africaine. Avant d’y retourner le 30 janvier pour une visite cette fois-ci privée.
Alassane Dramane Ouattara qui avait disqualifié la Cpi pour le jugement «des personnes dans ses rangs» qui auraient commis des exactions, est bien obligé, lui aussi de «s’aliner sur la position de Washington», comme son parrain Sarkozy. En avait-il le choix ? Pas si vraiment. C’est un chef d’etat qui agit désormais de «guerre lasse», susurre-t-on dans les chancelleries à Abidjan. Mais à la guerre comme à la guerre.
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Soro fourbit ses armes en tout discrétion
Guillaume Soro dont la tête est mise à prix n’entend pas se laisser conduire à la guillotine de la Cpi , sans jeter ses dernières forces dans la bataille. Pendant que le président Ouattara voltige entre Paris, Addis-Abeba et Abidjan, Soro lui, préfère rester à la maison où il peut sereinement fourbir ses armes. Plusieurs de ses chefs de guerre s’étaient retrouvés en conclave dans un village de Tiébissou, au centre du pays à une cinquantaine de kilomètres de leur fief de Bouaké. Ce conclave de Tiébissou «à l’initiative d’un chef militaire» mais certainement une autre idée «géniale» du Secrétaire général des forces nouvelles, Guillaume Soro, était l’occasion pour les com’zones «de prendre leurs responsabilités » vis-à -vis du pouvoir politique qui entend les mener au purgatoire.
«Si on veut bien voir, nous avons mené une guerre à crédit. On refuse de nous payer et on nous menace de transfèrement à la Cpi. On ne s’est pas battu pour rien, pour faire plaisir à quelqu’un».
Les fuites de Tiébissou annoncent des jours sombres pour les populations civiles. Guillaume Soro et ses hommes attendent Alassane Dramane Ouattara et les siens de pieds fermes.
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Ouattara et Soro : Les forces de chacun
Du côté des forces nouvelles il y aura non seulement les comzones mais aussi leurs éléments démobilisés à qui ils pourront faire appel à tout moment moyennant pièces sonnantes et trébuchantes. La fièvre monte.
Depuis dimanche 30 janvier, ce n’est plus la sérénité dans la partie nord du pays. un couvrefeu qui ne dit pas son nom y est même perceptible. Il y a une forte concentration de soldats surtout à Bouaké, fief de la rébellion. La plupart des chefs de guerre font mouvement sur leurs secteurs de commandement respectifs. néanmoins, les forces de Soro sont très affaiblies.
Soro est amputé de son chef d’etat-major Soumaila Bakayoko promu Général de Division, chef d’etat-major des forces républicaines de Côte d’Ivoire (frci, armées unifiées) par Alassane Dramane Ouattara.
Le général Bakayoko joue désormais le son Ouattara dans le tocsin tragique. Soro ne peut plus compter sur Koné Zakaria lui aussi promu à la tête de la Police militaire par le chef de l’etat. Les forces nouvelles partent affaiblies car démobilisées.
Ouattata y a semé la zizanie ne nommant à tour de bras que ceux qui peuvent facilement trahir Soro. La désunion est totale contrairement au bon vieux temps lorsqu’ il s’agissait pour «les frères Dioulas du nord» de combattre Gbagbo. Alors qu’Alassane Dramane Ouattara qui bénéficiera, certainement, de l’appui de certains chefs de guerre dont il a fait la promotion, peut également compter sur les mercenaires Burkinabès de sa garde rapprochée. Mais le chef d’etat ivoirien a aussi le soutien des forces françaises pour lesquelles il vient de signer un nouvel accord de défense avec nicolas Sarkozy. Déjà alors qu’il séjourne encore en france, 300 légionnaires de l’armée française ont débarqué à Abidjan ce lundi 31 janvier. Ceux-ci n’ont rien à avoir avec l’effectif de Licorne déjà en place et évalué à 300 autres soldats. Nous en avons eu confirmation par une source française qui nous a joints, hier, au téléphone après avoir lu notre article. Se satisfaisant de la justesse de notre information la source a félicité la rédaction de votre journal préféré, Le Temps, pour ses investigations poussées. Au cas où ça devient compliqué pour se saisir» de Soro et de ses comzones, Ouattara peut toujours compter sur le soutien des Américains. Des G’Is attendant en base arrière pour «faire le travail».
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Simpice Allard
al08062317@yahoo.fr
Source: Le Temps




rejouissez-vous, Frederic kohon et Nostra patria, c'est bien quand les armes vont se soulevées, vous allez pouvoir vaquer librement à vos occupations.