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Yamoussoukro : Des échanges de tirs font un mort dans un hôtel

Ecrit par Soir Info, le 17-05-2008 10:54

Pages vues : 110    

Publié dans : Nationale, Société


Un mort, c’est le bilan consécutif à une fusillade dans un hôtel à Yamoussoukro. De fait, nous indiquent nos sources, depuis bientôt quelques mois, Yamoussoukro semble devenir le pôle d’attraction de l’insécurité. Cette cité autrefois paisible, les malfrats en font de plus en plus leur « QG ». La police fait ce qu’elle peut pour contenir les assauts de ces quidams, mais ces derniers demeurent mordants. Avec une efficacité à nulle autre pareille, nous dit-on. Ils sévissent sans retenue. Plongeant les populations dans la psychose.
La cellule locale de la Police criminelle, se montre active. Les éléments de cette structure, traquent le fameux gang composé, selon les informations, de plusieurs membres dont notamment des Nigérians et un instituteur qui fait honte à sa corporation. Ces lascars sont si nombreux, qu’un coup pourtant dur porté dans leurs rangs, paraît comme une tempête dans un verre d’eau. C’est dans ce combat acharné que le mercredi 7 mai dernier, les éléments de la Police criminelle, à la suite d’une information anonyme, débarquent au quartier « Dioulabougou », à l’arrière de l’hôtel « Fondation ». Là, dans une maison inachevée, des bandits sont en plein conclave. A l’ordre du jour selon l’information parvenue aux policiers, le règlement de derniers détails, concernant la prochaine attaque après celle de la veille, de la boulangerie « Centrages ». Mais ils n’oublient pas d’être aux aguets. C’est pourquoi lorsque les policiers lancent la sommation, ces derniers ont droit à un comité d’accueil de feu. La fusillade qui se déclenche est fatale à quatre des criminels qui sont abattus. Les autres réussissent à s’échapper. Les flics ne lâchent pour autant pas le morceau. Ils poursuivent leurs investigations dans le but d’épingler les fuyards. Les criminels, non plus, ne lâchent pas du lest. Bien au contraire. Ces jours-ci, ils se mettent davantage en évidence, en attaquant avec succès, deux stations d’essence. A savoir, la station « Lubafrique » à l’entrée de la ville en venant de Toumodi et la station « Pétro Ivoire » située non loin des locaux de la garde républicaine. Les policiers de leur côté, font preuve de perspicacité dans leurs recherches. Et celle-ci est payante. Vu que quelques jours plus tard, ils épinglent quatre autres membres de la bande. Ce sont les Nigérians Bidémi, Oyélami, Samuel Adédjaré et le Burkinabé Wiga Salam. Ils se montrent prolixes en citant d’autres complices. Ce sont Félix Djaboué, un instituteur et un autre Nigérian connu sous le prénom de Modeste. A en croire les bandits arrêtés, le chapelet de leurs crimes, a, par moments, des teintes effroyables. Ils font allusion aux meurtres d’un bouvier et d’un revendeur de poissons à la suite de l’attaque d’une poissonnerie. A Sinfra, ils ont également fait parler d’eux. Après leurs aveux, les quatre criminels sont mis à la disposition du tribunal de Toumodi. 20 ans, c’est la peine de prison dont ils écopent. Les éléments de la police criminelle tiennent à anéantir tout le gang. Le jeudi dernier 15 mai, ils reçoivent encore une information qui fait état de la présence du reste du gang, dans un hôtel de passe au quartier « 220 logements ». C’est dans cet hôtel mal famé, situé dans les environs d’un bar climatisé, que les autres gangsters dont l’instituteur et Modeste, le chef, se planquent. Les policiers y effectuent une descente aux alentours de 16h et pénètrent les lieux en toute discrétion. Mais les malfrats qui en ont vu d’autres, ont du flair. Ils ouvrent « le bal ». Vent de panique dans l’hôtel. Modeste, le chef du gang, est abattu. Son pistolet est saisi. Les autres réussissent à s’enfuir. Ils le doivent vraiment aux policiers qui, sagement, ne voulaient d’aucune bavure. Ce n’est donc que partie remise. Vu que les recherches pour les retrouver se poursuivent. S’il faut saluer l’excellent travail abattu par les éléments de la Police criminelle pour nettoyer la pègre à Yamoussoukro, il faut cependant déplorer leurs conditions de travail. C’est révoltant de savoir qu’ils n’ont aucun moyen de locomotion. Il faut au plus vite réparer ce tort pour leur permettre de mener le combat d’égal à égal avec les malfaiteurs. Yamoussoukro, c’est quand même la capitale politique du pays. Et c’est une ville constamment fréquentée par de hautes personnalités avec à leur tête, le président de la République. Alors, n’y a-t-il pas là meilleur argument pour doter ces policiers en moyens logistiques, de sorte à leur permettre de sécuriser au mieux la ville ?

   
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