| Ecrit par Soir Info,
le 01-04-2008 07:33
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Publié dans : Nationale, Société |
« Djédjézem », campement de la sous-préfecture de Gadouan, dans le département de Daloa. Là, dans cette bourgade, un drame s’est produit récemment. Et les campagnards de ce lieu, sont encore sous le choc. Une veuve du nom de Kaboré Zoénabou, âgée d’un peu plus de la cinquantaine, a été découverte pendue. Des informations qui nous sont parvenues, il ressort que le jour des faits, dame Kaboré Zoénabou, aux environs de 8h, a quitté son domicile pour, dit-elle, se rendre à la plantation de son défunt époux. Plantation dont elle a l’entière gestion depuis bientôt deux ans. En général, du fait de son âge avancé, elle ne reste pas tard au champ. Mais cette fois, jusqu’ à 18h, elle n’est pas de retour, contrairement à ses habitudes.
Son fils Kaboré Kassoum, revenu de Sinfra où il était allé effectuer des courses, est saisi. En compagnie de certains habitants du campement, il mène des recherches en vue de retrouver sa génitrice. Mais avec la nuit qui est déjà tombée, les recherches sont difficiles et surtout vaines. A part seulement la gibecière de la vieille dame retrouvée sous un appâtam non loin de la plantation familiale. Des le lendemain aux premières heures, les recherches reprennent de plus bel. Et là, le corps sans vie de dame Zoénabou, est découvert dans la plantation de son époux. Le corps est pendu à un arbre. Que s’est-il passé pour que l’infortunée dame se donne la mort ? C’est la question. A ce niveau, des indiscrétions disent avoir la réponse. A les en croire, la déprime et le chagrin, sont à la base de ce suicide. Selon donc les informations qui émanent de ces sources, depuis deux ans qu’elle a perdu son époux, Zoénabou ne s’est plus retrouvée. Très proche de son mari, elle n’a jamais admis la mort de ce dernier. Et depuis, elle s’est littéralement repliée sur elle. Ces derniers temps, la déprime a connu un regain. La quinquagénaire refusait pratiquement, selon des témoignages, de s’alimenter. Elle avait donc pour ce faire, perdu beaucoup de poids. Son attitude de malheureuse, n’est pas passée inaperçue. Et lorsque son entourage voulait en savoir plus, elle répondait plutôt que tout allait bien. Mais personne n’est dupe. On était au contraire convaincu que Zoénabou exprimait, par son comportement, un dégoût pour la vie. Et ce qui devait donc arriver, est arrivé avec son suicide. Mais cette thèse, est bien loin de rencontrer l’assentiment de Kassoum, le fils de la défunte veuve. Pour lui, sa mère s’était bel et bien totalement remise du choc du décès de son père. Grâce à ses enfants, elle avait bien repris goût à la vie. Alors parler de déprime, n’est pas du tout juste. En clair, sa mère n’avait aucune raison de se suicider. Pour lui, il ne faut pas écarter la piste d’un assassinat que les tueurs ont plutôt voulu maquiller en simple suicide. Et pour lui, des indices existent pour l’indiquer. Entre autres, une seconde machette trouvée au pied du corps pendu de sa génitrice qu’on sait ne jamais aller avec deux machettes au champ. A qui donc appartient la seconde machette si ce n’est celle des tueurs, conclut Kassoum. Mais alors, si tel est que Zoénabou a été assassinée, pourquoi ? Et à qui profiterait sa mort ? En tout cas, avec ces thèses contradictoires, la vérité sur la mort de la pauvre dame, est loin d’être sue. Les éléments de la brigade de gendarmerie de Gadouan, dépêchés sur les lieux pour le constat d’usage, ont ouvert une enquête. Enquête qui devra faire toute la lumière sur la mort de la veuve. |
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