| Ecrit par L'Inter,
le 01-04-2008 07:59
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Publié dans : Nationale, Politique |
Dans son réquisitoire hier, la procureure Anne Kostomaroff du Tribunal correctionnel de Paris citée par l’AFP, a évoqué « un projet de coup d’Etat stoppé in extremis » par la DST et qui visait à envoyer cinq mercenaires à Abidjan avec le projet d’attaquer à la roquette le cortège du président Laurent Gbagbo. Présentant Ibrahim Coulibaly comme « un habitué des coups de force, initiateur et principal bénéficiaire » de ce putsch en préparation, elle a requis quatre ans de prison ferme contre lui et confirmé le mandat d’arrêt lancé récemment contre lui. IB, selon l’accusation, a effectué des virement de 135 000 euros, soit plus de 88 millions de f Cfa, sur des comptes contrôlés par Paul Leonelli.
Cet ancien policier et l’avocat Mamadou Diomandé doivent être condamnés chacun à trois ans de prison ferme, selon Mme Kostomaroff. Qui a présenté l’avocat comme l’organisateur principal de l’opération, estimant que « c’est par lui que se met en place le processus de recrutement des mercenaires ». Quant au groupe de cinq personnes, dont deux anciens légionnaires et un ex-instructeur, qui auraient procédé au recrutement de cinq autres mercenaires, des peines de deux ans avec sursis à deux ans ferme ont été requis contre eux. Enfin, la procureure a requis un an de prison avec sursis pour le groupe de cinq mercenaires dont chacun devait percevoir 38 000 euros, soit 250 000 f Cfa pour cette opération. Mme Kostomaroff est revenue sur les dépositions des anciens légionnaires et les éléments matériels tels les écoutes téléphoniques, pour démontrer que tous savaient l’objectif était de tuer le chef de l’Etat ivoirien. Même si au cours de l’audience, la plupart des prévenus ont admis que la nature de leur mission leur a été dévoilée au cours des réunions tenues dans les jours qui ont précédé le départ prévu pour le 23 août 2003 vers Abidjan. C’est le lundi 10 mars dernier que s’est ouvert au Tribunal coorectionnel de Paris le procès de IB et 12 autres prévenus. Le 11 mars, IB qui déclarait à l’AFP se trouver en Belgique contestait les accusations portées contre lui et soutenait qu’il ne se rendrait pas au procès. "Je n’ai pas changé de position depuis 2003 quand j’ai été arrêté en France : je n’ai jamais été en France pour recruter des mercenaires (...) Je ne me reconnais pas dans tout ce qu’on raconte. Qu’est-ce que j’irais faire avec des mercenaires ? C’est un dossier vide (...) j’ai dit à mes avocats que je ne serai pas en France car je ne vois pas l’importance de ce procès (...) Tout ça, ce sont des procédures pour m’empêcher de rentrer dans mon pays, pour pouvoir être candidat contre Gbagbo" à l’élection présidentielle prévue en 2008, a-t-il estimé. Le Tribunal correctionnel de Paris doit rendre son verdict demain mercredi 2 avril 2008. |
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tagmxcomg52
Ecrit par: tagmxcomg52 (Invité) le 31-07-2008 17:22