| Ecrit par Soir Info,
le 12-03-2008 08:31
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Publié dans : Nationale, Politique |
Laurent Gbagbo a mis fin à l’apparent bras de fer qui opposait, en début de semaine, le général Yapo Kouassi, désormais ex- directeur générale de la Police nationale, à son ministre de tutelle, Désiré Tagro Tagro Asségnini. C’est que l’arrêté pris par le ministre de l’Intérieur, une mesure conservatoire pour débarquer le général Yapo Kouassi, n’avait pas été du goût de ce dernier. L’officier général de la Police a dû faire de la résistance, affirmant qu’il n’entendait pas bouger de son poste. Il réclamait, dans le fond, un décret qui lui signifierait clairement son départ de la direction générale de la Police.
Le président Gbagbo, que l’on a dit gêné, voire perturbé, par la tournure que prenait cette affaire, a confirmé au général Yapo Kouassi, la décision de son départ de la tête de la Police nationale. Du reste, selon des sources policières contactées hier mardi, le décret du chef de l’Etat débarquant Yapo Kouassi était effectivement disponible, attendant d’être publié par voie de presse. Cette information, également confirmée par un conseiller de président Gbagbo que nous avons joint, hier dans la soirée, va, à coup sûr, mettre un terme à l’épreuve de force qu’avait engagée le ministre Tagro Désiré et le général Yapo Kouassi. D’ailleurs, le message radio qui a annoncé, lundi, la révocation de l’ex-DG de la Police, a fait savoir, hier, que la passation de charges avec le nouveau DG, le colonel-major Brédou M’bia, est prévue pour ce mercredi 12 mars 2008. Mais il est à relever que l’annonce du limogeage du général Yapo Kouassi, lundi, sur les ondes de la radio de la Police, était de nature à semer la confusion dans les esprits. La confusion était telle que c’est par un message radio que cet officier supérieur a appris, par la force d’un arrêté ministériel, son départ de la tête de la Police nationale. S’il est vrai que le ministre de l’Intérieur peut, par un arrêté, prendre des mesures dites conservatoires pour suspendre un directeur général sous sa tutelle, il n’est pas, cependant, bien indiqué que cette décision majeure surprenne celui ou celle qui en fait les frais. Surtout que le ministre de l’Intérieur a agi, à en croire le message radio diffusé lundi, sur la base, non pas seulement de son arrêté, mais aussi et surtout, en référence à un décret en date du 7 mars 2008 et qui signifiait aux agents de la Police nationale qu’ils répondront désormais aux ordres du commissaire Brédou M’bia, précédemment directeur général adjoint chargé de la sécurité publique. Lundi dernier, c’est un Yapo Kouassi, rebellé, qui s’est opposé publiquement, à l’annonce de cette décision. L’affaire a fait grand bruit au sein de la Police, où des sons discordants ont laissé croire, à certains, qu’un autre mauvais coup contre le régime de Gbagbo, serait à l’origine de ce bras de fer. « C’est compliqué en ce moment. Le contrôleur général, DG de la Police, dit qu’il ne va pas. Il dit que le message le limogeant est de nul effet », s’inquiétait, lundi, un commissaire de Police, se confiant à un confrère. Et le message de défiance du général Yapo Kouassi n’était pas fait pour arranger les choses : « Au moment où nous attendons notre affectation, c’est en ce moment que le ministre Désiré Tagro cherche à limoger le DG. » En effet, dès que le message radio de la Police a donné, lundi, aux environs de 16h, la nouvelle de son limogeage, le général Yapo Kouassi est également intervenu, immédiatement, sur les ondes de la radio de la Police pour faire savoir à tous, sa désapprobation. Il n’en fallut pas plus pour semer le trouble dans les esprits, notamment au sein de la Police. Mais depuis hier mardi, le chef de l’Etat a mis fin au débat, pour que se fasse, dès aujourd’hui même, la passation de charges. |
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