| Ecrit par Soir Info,
le 11-03-2008 07:41
|
Pages vues : 227  |
Publié dans : Nationale, Société |
Les Forces armées nationales de Côte d’Ivoire viennent d’encaisser un coup dur. L’un des éléments de ces Forces en la personne de l’adjudant Djissé Firmin, 38 ans, connu pour être dans le cercle très fermé des hommes de confiance du Général Philippe Mangou, le Chef d’état-major, est tombé. Il a été passé par les armes, c’est le cas de le dire, dans la nuit du lundi 3 mars dernier. Mais pas au champ d’honneur. De fait, selon les informations reçues, la nuit des faits, l’adjudant Djissé Firmin, en provenance d’Abidjan, ralliait la ville de Yamoussoukro où il est en poste. A bord de son véhicule, il est en compagnie de deux de ses amis.
Le voyage semble alors très bien se passer. Mais sur l’autoroute du nord, entre le gros village de N’zianou et Singrobo, l’escale de la plupart des voyageurs sur cet axe routier, les choses vont se gâter. Il nous est en effet revenu qu’en ces lieux reconnus par les voyageurs pour être très dangereux du fait des coupeurs de toute, l’une des roues du véhicule du militaire, crève. Cet incident, apparemment bénin, va pourtant constituer le tournant, terrible de son destin. Effet, l’homme qui est bien loin de se douter de quoi que ce soit, marque l’arrêt obligatoire et en très peu de temps, change le pneu crevé. Mais c’est au moment où il rangeait la clé de roue et le cric pour dégager au plus vite le sordide endroit, que des scélérats, des coupeurs de route précisément, au nombre de quatre, surgissent de la broussaille. L’adjudant et ses compagnons sont encerclés par ces criminels, tous munis de fusils. Ils exigent de leurs victimes surprises et qui ne peuvent esquisser aucun geste de défense, tous leurs biens. Mais alors que ces dernières s’exécutent, l’un des coupeurs de route, qui de sa torche éclaire à l’intérieur de la voiture, découvre un sac militaire. Tout va donc très vite. Les gangsters sont très remontés et des témoignages avancent que l’un d’eux dit ceci : « Ah bon, nous avons affaire à vous qui nous tuer ! ». Et sans autre forme de procès, le malfaiteur ouvre le feu à bout portant sur l’adjudant Djissé Frimin, qui s’écroule. Le coup de feu provoque une panique dont profitent les deux infortunés compagnons du militaire, pour se jeter dans la broussaille qu’ils méconnaissent, dans le but d’échapper aux bandit. Ceux-ci, après avoir tiré sur l’adjudant, ont pris immédiatement le large à travers les buissons. Ce sont les deux miraculés qui donnent, un peu plus tard, l’alerte à l’état-major. Le constat du drame effectué peu après à l’hôpital de Tiassalé où le corps de l’adjudant a, dans un premier temps, été conduit ; la dépouille a par la suite été transférée à Abidjan. Consternation totale au sein des militaires avec à leur tête le Chef d’état-major dont il était l’un des proches collaborateurs. Nos sources indiquent que du temps où Mangou était le Com-théâtre à Yamoussoukro, Djissié Firmin était son secrétaire. Mangou promu Chef d’état-major, les deux hommes ont gardé leurs mêmes relations basées sur la confiance. |
|
|