| Ecrit par Soir Info,
le 10-03-2008 08:24
|
Pages vues : 234  |
Publié dans : Nationale, Culture |
 Joelle C. Face à la polémique née, autour des obsèques de Joëlle C., décédée le 14 février 2008, dans sa 38ème année, nous étions le week-end dernier, en reportage à Grand-Akoudzin, le village natal de l’artiste. Au cours d’une rencontre initiée pour la circonstance, au domicile de l’un des dignitaires du village, rassemblant des membres de la famille paternelle et maternelle de la chanteuse, c’est Djako Bindé, 70 ans, qui est le premier à se prononcer sur la question. « Les obsèques de ma petite fille Joëlle C. se dérouleront ici, au village, quelque soit tout ce qui se trame autour. Après plusieurs rencontres, les deux familles ont arrêté les dates suivantes ; le 28 mars 2008 aura lieu la veillée et le lendemain, soit le 29 mars 2008, elle sera inhumée au cimetière de Grand-Akoudzin. Ce serait un déshonneur pour la famille que notre fille soit inhumée hors du village ». A la suite du patriarche des Sodji, grande famille dont est issue Joëlle C. qui pense que cela ne devrait pas susciter de ‘’guéguerre’’ parce qu’elle sera ‘’ bel et bien inhumée ici, auprès de ses ancêtres, comme le veut la tradition. Un avis qui est également partagé par Angbo Lucien (60 ans). Président du comité d’organisation de ces obsèques et ex-président de la mutuelle du village, l’homme reste formel face à la réticente de Séka Roger et Séka Lucien, les frères aînés de l’artiste qui eux, voudraient que l’inhumation ait plutôt lieu à Abidjan. « Nous ne pouvons pas accepter que notre enfant soit enterré ailleurs, comme l’a dit notre porte parole, ce serait une très grave insulte et un déshonneur patent, à l’endroit de notre grande famille.
Et personne dans la famille ne l’accepterait encore moins moi même qui vous parle. Ces deux personnes ne savent pas ce qu’elles font. Ils ne sont pas imprégnés des réalités de la coutume Akyé. Alors, il faut qu’ils se ressaisissent et qu’ils comprennent que les obsèques se tiennent dans le strict respect de nos coutumes. Il faut donc que Joëlle C. soit enterrée à Grand-Akoudzin ». Puis, devant l’allure que prennent les choses, l’homme d’affirmer que « Je suis chargé d’exécuter la volonté des deux familles. C’est moi qui aie enterré le père de Joëlle .C et je ne comprends pas aujourd’hui, pourquoi, Roger et Lucien s’opposent et font de grands bruits à Abidjan. On ne peut pas laisser les deux gamins là enterrer Joëlle C. parce qu’en pays Akyé, ce n’est pas deux personnes qui enterrent un mort, fussent-ils les frères de la défunte. Mais, c’est plutôt les deux familles qui se réunissent et décident de l’enterrement. Il faut respecter la coutume. » Une rencontre à laquelle la mère de Joëlle C. également issue du village mais, absente, dit-on, pour raison de maladie, s’est faite représentée par son cousin, Amaffé Albert. Selon ce dernier, « la mère de Joëlle C. m’a demandé de faire en sorte que notre fille soit enterrée ici à Grand-Akoudzin. Maintenant, comme elle est artiste, si ses frères le désirent, qu’ils organisent le nombre de veillées qu’ils veulent pour elle, à Abidjan. Mais nous, à notre niveau, les dates sont déjà arrêtées pour l’organisation des obsèques de Joëlle C au village. A défaut de me répéter, je vous affirme que notre fille sera enterrée dans ce village ». Pour M’bo Amon Jean-Baptiste, également oncle maternel de l’artiste, « Ce deuil nous frappe plus par l’attitude de ses frères. Cela dit, je leur demande de respecter la coutume Akyé. Un respect envers leurs parents et je demande qu’ils fassent montre d’une grandeur d’esprit car, la société Akyé est bien hiérarchisée. Quand quelqu’un décède chez nous, il y a une procédure traditionnelle à suivre. Donc mon souhait est qu’ils se soumettent aux injonctions de leurs parents pour organiser des obsèques dignes de Joëlle C. ».Pour Séka Akaffou Igor, jeune frère Joëlle C et éducateur dans un établissement scolaire de la place « en réalité, la polémique ne se pose pas parce que le ‘’vieux’’ a eu plusieurs enfants (14). Et tout le monde est d’accord que Joëlle C soit enterrée ici sauf deux qui s’opposent. La coutume Akyé doit être respectée et elle le sera ». Une préoccupation partagée par la chefferie traditionnelle. Pour Alléchi Gilbert, porte parole du chef de Grand-Akoudzin, la polémique qui entoure ces funérailles ne devrait pas exister parce que dit-il, les deux familles ont, de commun accord « fixer les dates des obsèques au 28 et 29 mars 2008 et jusqu’à là, nous n’avons nullement été avisés par les familles d’un quelconque changement de date ». Aussi, poursuit-il, « toute polémique d’où qu’elle soit s’avère vaine et inutile ». D’ailleurs conclu-il, « Toute la chefferie traditionnelle du village est en ce moment à pied œuvre pour organiser des funérailles grandioses à notre illustre disparue ». Notons que lors de notre passage à Grand-Akoudzin, il nous a été signalé que Joëlle C. s’est révélée, en songe, à l’un de ses parents à qui elle a demandé de dire à la famille que sa mère n’est pas à l’origine de sa mort. |
|
|
tagmxcomg60
Ecrit par: tagmxcomg60 (Invité) le 23-08-2008 18:46