| Ecrit par L'Inter,
le 10-03-2008 08:17
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Publié dans : Nationale, Politique |
Le samedi 8 mars dernier à Yopougon, Henri Tohou (c’est de lui qu’il s’agit), a déclaré devant « ses jeunes », que le régime Fpi a vendu de l’illusion aux Ivoiriens. Il s’est fondé sur les années de lutte passées aux côtés des socialistes pour l’avènement du multipartisme en Côte d’Ivoire. Cet ancien leader de la Fesci, qui dit être frappé par l’état de misère des populations, alors que de grosses cylindrées paradent dans les rues d’Abidjan, a demandé aux jeunes de son parti de ne pas compter sur les dirigeants politiques au pouvoir. « Je connais personnellement cette classe politique. Vous ne pouvez rien attendre d’elle », a-t-il révélé, avant d’inviter les mouvements de jeunesses proches de l’Usp, à être optimistes quant à leur avenir.
Henri Tohou a profité de sa rencontre avec ses militants, pour saluer l’initiative du dialogue direct qui a abouti à la signature de l’accord politique de Ouagadougou. Il s’est réjoui de ce que ses propositions ont été prises en compte par le pouvoir en place qui, malgré ses interpellations au début de la crise, s’était inscrit dans une logique de belligérance. Le secrétaire général de l’Usp a également révélé que des patriotes à Londres ont reçu 80 millions pour le liquider à cause de ses prises de position jugées compromettantes pour le pouvoir d’Abidjan. « J’étais constamment surveillé par le gouvernement de la reine d’Angleterre. Sans son aide, on m’aurait abattu », a-t-il indiqué. Selon lui, le réseau d’influence de l’Usp est dense et peut permettre « un changement radical », par les urnes, si toutefois les jeunes ivoiriens décident de leur faire confiance. Celui qui dit être formé pour défendre les droit de l’Homme, s’est dit prêt à former ses militants, en faisant venir de l’extérieur des formateurs rompu dans la formation. « On vous apprendra à connaître vos droits. On vous montrera par exemple comment attaquer un président et un ministre en justice. Vous avez besoin de formation et je mettrai tout en œuvre pour que vous soyez formés », a promis Henri Tohou. Revenant sur l’origine du multipartisme en Côte d’Ivoire, l’ex-leader de la Fesci a rappelé l’insurrection estudiantine des années 90 sous le régime de feu Félix Houphouët Boigny. « Tout est parti d’une coupure de courant à la veille de notre examen. Ensuite, il y a coupure d’eau à la cité universitaire de Yopougon. Avec quelques camarades, nous avons décidé de marcher pour réclamer des conditions de vie décentes. Mais la police nous a gazés. On a encore décidé de marcher sur la Présidence de la République, là encore on a été pris en tenaille et bastonnés », déclare-t-il. A ses dires, lorsqu’il s’est soustrait, avec 59 de ses camarades, des griffes des éléments de la gendarmerie, ils se sont réfugiés à la cathédrale Saint Paul du Plateau, où 57 d’entre eux ont été cueillis par des hommes en armes. « l’histoire se répète. Un leader politique a été enlevé à la cathédrale Saint Paul du Plateau par des hommes armés et abattu au plus fort de la crise. Il est mieux de se réfugier chez le voisin en cas de danger que d’aller à la cathédrale, parce que nous avons été victime de ce genre d’acte. N’eut été notre pugnacité, nos camarades enlevés à la cathédrale auraient été exécutés », a-t-il rappelé. Se référant au mythe de la caverne de Platon, Henri Tohou a assimilé le comportement des Ivoiriens « aux esclaves enchaînés dans une grotte, qui prennent l’ombre projetée sur les parois de la grotte pour de la réalité ». Il se propose donc d’être l’un des esclaves qui s’est déchaîné, et qui a vu la réalité. « Je sais que ce serait difficile, mais nous allons y arriver », s’est-il convaincu. Pour leur part, ses militants ont exprimé leur déception face au régime Fpi, avant de demander à leur mentor de les aider à assainir le milieu estudiantin. |
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