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Chauffeur tué à Yopougon : Le policier et son chef traduits devant le tribunal militaire

Ecrit par FratMat, le 06-03-2008 06:44

Pages vues : 200    

Publié dans : Nationale, Société


A la suite  du décès d’un chauffeur de gbaka, à Yopougon, le commandant du CeCOS a parlé  hier à ses hommes.

Il est 11h30. La brigade anti émeute est la seconde étape de la tournée. Aux éléments de cette unité et à toutes les unités du CeCos,  il a rappelé que « tous ceux qui commettront des fautes graves paieront». C’est alors que simple coïncidence ou action conjuguée, l’agent impliqué dans la bavure de Yopougon la semaine dernière et son chef de bord, au moment des faits, sont  conduits, au tribunal militaire. Le dossier est ainsi transmis au commissaire du gouvernement Ange Kessi.
Poursuivant son propos, il a interpellé les responsables de toutes les unités sur leur  rôle d’encadrement et de suivi des actions de leurs éléments. « Prenez vos responsabilités, encadrez mieux vos hommes sur le terrain, les enjeux de notre mission sont essentiels. Notre pays n’est pas encore sorti de la crise, nous devons rassurer les populations. Si nous passons notre temps à ruiner notre autorité et à nous  discréditer,  nous perdrons leur confiance.

Le commandant du CeCos a par ailleurs rappelé la mission dévolue au Centre de commandement. Mission qui se résume essentiellement  à sécuriser la ville d’Abidjan en traquant le grand banditisme.

Cocody, école de gendarmerie. Deux heures auparavant. Le commandant du CeCos rejoint le préau du Mess des officiers, où sont installés militaires du rang, sous officiers et officiers  du secteur IV  et du groupe d’appui et d’intervention. Ils sont tous conviés à cette importante rencontre. A l’ordre du jour, le rappel des consignes, de l’usage des armes. La discipline et le silence sont de mise. Les salutations militaires s’exécutent. Puis, dès l’entame de son discours, le ton est certes non solennel, mais  ferme qui annonce: «Nous sommes ici ce matin pour qu’ensemble, nous nous interrogions sur le fait que de plus en plus, il y a des attitudes qui indiquent que nous n’avons rien retenu du rôle qui est le nôtre et des missions qui nous ont été assignées.» Puis revenant sur l’incident malheureux de Yopougon, il a rappelé que «ce  n’est pas un cas isolé et lorsqu’on appartient à une institution comme le CeCos, on ne devrait pas accepter que ces méfaits se perpétuent». C’est pourtant ce à quoi l’on assiste. Les dérapages, il y en a de plus en plus. Et M. Guiai Bi Poin n’a pas manqué de  citer les précédentes situations dans lesquelles l’on a enregistré d’autres décès (Cocody, Yopougon Maca,etc.).

Devant ses hommes qui continuent de l’écouter religieusement, le commandant du CeCos rappelle que dans les textes qui organisent les missions du Centre de commandement, nulle part, il n’est écrit que  le contrôle systématique des véhicules de transport en commun et des particuliers, fait partie des tâches dévolues à ses unités. Les contrôles ne s’effectuent dans ces véhicules que lorsque indices font soupçonner qu’ils transportent des produits délictueux tels la drogue, la fausse monnaie, de l’argent ou des objets volés, etc. L’acharnement qu’exercent certains éléments à l’encontre des chauffeurs de Gbaka ne s’explique donc pas.   «Surtout que depuis  trois ans, aucun document n’indique qu’on a fait  telle ou telle autre saisie de drogue, des personnes recherchées dans un wôrô wôrô ou dans un Gbaka», soutient-il. Alors, il interroge: « Que cherchez vous dans les  Gbaka si ce n’est l’argent?». Le racket dénoncé sans ménagement, encore une fois hier par le commandant du CeCos est souvent  au centre des bavures. Le général explique «qu’excédés par les rackets, les chauffeurs  répliquent  par l’indiscipline, les agents se sentent humiliés» et l’irréparable survient. Il déplore que, face à une telle situation, l’usage de l’arme, devienne systématique. alors que des techniques existent et ont été apprises aux forces de l’ordre pour calmer les ardeurs de qui que ce soit. La tournée du commandant du CeCos a été doublée par celle de son commandant en second, le commissaire principal Yoro  Claude, qui a visité les unités d’Abobo, d’Adjamé et de Yopougon

   
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