| Ecrit par Soir Info,
le 04-03-2008 08:24
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Publié dans : Nationale, Insolites |
Le corps d’une dame a été échangé contre celui d’une autre à la morgue du Chr de Dimbokro. Enterré au cimetière du village de Songassou, le corps a été exhumé une semaine après avant d’être inhumé de nouveau par les siens dans son vrai village, Assebrokro. Les faits remontent au 22 février dernier. Ce vendredi-là, les membres de la famille d’une défunte, feue N’Guessan Gnankon, se rendent à la morgue pour la levée de son corps. Mais sur place, les enfants de la défunte ont la désagréable surprise de constater que le corps de leur mère, a disparu des casiers. Dans le registre de la morgue où ils vont jeter un œil, ils se rendent compte que sa dépouille a été sortie depuis le vendredi 15 février par une autre famille. Celle-là, ressortissante de Songassou, un autre village. Sans perdre de temps, les enfants de dame N’Guessan Gnankon se déportent dans ce village. Ils se font indiquer le cimetière avant de localiser la tombe qui renferme le corps de leur mère.
Retroussant leurs manches, c’est sans autre forme de procès qu’ils cassent la tombe et en extraient la dépouille de leur mère. Ils embarquent la dépouille mortelle avec eux et prennent la direction d’Assebrokro leur village. Sur place, les enfants font des cérémonies pour conjurer le mauvais sort, font le deuil de leur mère avant de l’inhumer une seconde fois. Pour en revenir au caractère cocasse de cette affaire, il est indiqué que le jour des faits, le gardien de la morgue avait vainement tenté de convaincre ceux qui prenaient le corps de dame N’Guessan Gnankon de ce qu’il ne s’agissait peut -être pas de la bonne dépouille. Mais le fils aîné, Kouamé K. a répliqué qu’il n’appartenait pas au gardien de lui faire reconnaître la dépouille de sa propre génitrice. Lui est certain d’avoir affaire à sa mère, même si, ajoute-t-il, le formol lui a quelque peu déformé le visage. Mais une fois à Songassou, les sœurs de Kouamé K se rendent compte de l’erreur. Mais sans préjuger des suites de la réaction de la vraie famille du corps qui était entre ses mains, mais surtout, sous le prétexte que « un corps est un corps », Kouamé a fait inhumer « l’étrangère ». La suite, on la connaît. Le samedi 21 février, une délégation du village de Songassou s’est rendue à Assebrokro pour présenter des excuses à la famille de dame Gnankon qui par erreur, a été soumise à deux inhumations. Cela fait, Kouamé et ses sœurs se sont rendus à la morgue récupérer le corps de feue Kouamé Adjoua, leur vraie mère, pour l’enterrer enfin. |
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