| Ecrit par FratMat,
le 21-02-2008 05:48
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Publié dans : Nationale, Politique |
Ne donnez pas l’impression de vous comporter en mercenaires. Vous nous donnez le sentiment d’avoir résisté non pas pour défendre la République, mais pour monnayer votre patriotisme. C’est comme cela que je perçois certaines déclarations». Le Président en a profité pour dénoncer un autre danger qui guette la jeunesse. «Il y a des tendances au tribalisme qui se développent. Dès que vous faites des remontrances à quelqu’un, il ne cherche plus à s’excuser et excuser son comportement, mais il pense être persécuté parce qu’il est d’une autre ethnie que la vôtre. C’est dangereux. Et je voudrais dire qu’on n’est pas au CNRD sur la base de l’ethnie et de la tribu. Moi, je choisis mes collaborateurs non pas sur cette base. Et je vous exhorte à sauver la démocratie, la Côte d’Ivoire et l’Afrique».
Le Président Gbagbo, qui a toujours su ramener la paix dans la galaxie patriotique, a fini par crever l’abcès et toucher du doigt une situation dont la population, hier, admirative devant l’héroïsme et l’esprit républicain des Jeunes patriotes, a de plus en plus de mal à s’accommoder. Le Président Gbagbo, qui, pendant plus de 25 ans a vécu l’engagement qu’il avait pris de faire une transition pacifique à la démocratie alors qu’il était encore à l’EFA de Bouaké, connaît le sens de la lutte et le caractère noble de la conviction et de la défense d’un idéal. Et il n’a cessé de saluer l’engagement des Jeunes patriotes aux côtés de la République dans cette crise que vit le pays depuis 2002. Lors de la session du Conseil de sécurité, en 2007, à New-York, il avait plaidé pour que les sanctions contre Blé Goudé, Djué Eugène et Kouakou Fofié soient levées et il est aujourd’hui un homme quelque peu amer, de voir ces jeunes basculer, comme le dit Nyamien Messou, dans le camp des «prisonniers de la guerre». Ce camp, selon le président de l’URD, Kahé Eric, regroupe «tous ceux, de tous les bords, qui, ayant pris goût à jouir de la guerre, ne veulent plus en sortir. Ils en sont des otages qui veulent eux-mêmes prendre en otage la République et bien sûr la paix» Il faut aujourd’hui que la vigilance mais aussi l’affection de tous rassurent ces jeunes «prisonniers de la guerre» et leur fassent comprendre que la fin de la guerre ouvrira à tous et à chacun des perspectives insoupçonnées. Le Président Gbagbo, en réclamant les élections, montre que c’est maintenant que commence la vraie bataille : celle de la prise en main de notre destin en vue de la transformation de nos espoirs en résultats concrets. Les jeunes ne doivent pas rater ce virage important. Ils doivent être des champions de la démocratie en renonçant aux réflexes ethniques et au tribalisme puis à la gestion patrimoniale des choses de l’Etat. |
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Tomala66
Ecrit par: Tomala66 (Invité) le 08-09-2008 03:28