| Ecrit par Soir Info,
le 07-02-2008 07:33
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Publié dans : Nationale, Société |
Le président Laurent Gbagbo est exaspéré par les grèves observées depuis quelque temps en Côte d’Ivoire. Hier mercredi 6 février, profitant de la célébration du 45ième anniversaire de la SIR (Société ivoirienne de raffinage) et du 30ième anniversaire de la SMB (Société multinationale de bitumes) à Vridi, le Président de la République de Côte d’Ivoire a dit ce qu’il pense de ces grèves. Pour lui, c’est la nouvelle maladie de la Côte d’Ivoire qu’il a appelée « la grèvomania ». Convaincu du fait que la période que vit la Côte d’Ivoire doit freiner les ardeurs des « grèvomaniaques », le Président de la République a indiqué que « les gens sont en grève » pour rien « et pour n’importe quoi ». Pour lui, « actuellement celui qui se met en grève est un criminel ».
Poursuivant, il a fait remarquer que le gréviste se met en position de faiblesse vis-à-vis de son employeur. « Il y a des choses pour lesquelles c’est tellement idiot d’être en grève. Parce qu’on peut te renvoyer et payer tous tes droits (...) Quand tu fais la grève, on te renvoie de façon élégante et légale », a affirmé le Président de la République. Il a fait savoir que ce n’est point la faiblesse qui explique qu’il fasse droit à des revendications des « grèvomaniaques », mais plutôt ce qu’il voit « derrière » les mouvements de grève. « Quand je fais droit à leurs revendications, ils pensent qu’ils m’ont forcé. Moi, on ne me force pas. Je vois autre chose derrière », a souligné Gbagbo. « Je mets les travailleurs ivoiriens en garde ! », a-t-il martelé avant d’annoncer : « Après la guerre, nous ferons une nouvelle loi du travail ». Indiquant que lorsque le pays est en guerre, en crise, il ne doit pas y avoir de grève. Il faut noter que l’exaspération du Président de la République Laurent Gbagbo provient du fait que récemment de nombreux mouvements sociaux ont perturbé et mis à mal le fonctionnement normal de l’Administration et causé des drames au sein de la population ivoirienne. Ce sont entre autres les grèves des infirmiers et des médecins, des instituteurs, des gardes pénitentiaires, des enseignants du second degré, des professeurs et chercheurs d’universités sans oublier le mouvement des agents des Eaux et Forêts. La grève des médecins a certainement fait tache d’huile dans l’histoire des revendications sociales de la Côte d’Ivoire. En effet, outre les pertes économiques enregistrées pour les autres grèves, celle des médecins s’est illustrée par un radicalisme sans nom qui a causé beaucoup des morts au sein de la population. La récente grève des agents des Eaux et Forêts qui a vu l’inactivité des ports ivoiriens a fait perdre des milliards de francs Cfa à l’Etat de Côte d’Ivoire. Tout cela alors que le pays traverse une crise qui dure depuis bientôt six (6) ans. Pour le Président de la République, les « grèvomaniaques » doivent savoir que la grève ne se fait pas n’importe comment et n’importe quand dans un pays. Au regard de tout ce qui précède, le chef de l’Etat est convaincu qu’une nouvelle loi du travail s’impose. Après la guerre |
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