| Ecrit par FratMat,
le 06-02-2008 07:27
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Publié dans : Nationale, Société |
A la suite d’un article paru lundi dans les colonnes d’un confrère faisant état du détournement de plus de 500 millions de francs au préjudice de l’université de Cocody, les responsables de l’institution ont donné leur version des faits, hier, au cours d’un point de presse. Le professeur Djérédou Benjamin, chef du service de la communication de l’université de Cocody, a, au nom du conseil, confirmé l’information, en y apportant d’autres précisions. A en croire Pr. Djérédou, c’est en décembre dernier que la comptabilité de l’université de Cocody a informé le président Téa Gokou de ce que le compte de l’institution domicilié à la banque du Trésor, a été débité de la somme de 518 millions. Après vérification, il a été découvert que le ou les auteurs de l’opération ont utilisé quatre chèques provenant « d’un chéquier destiné à l’université de Cocody, mais que l’agence comptable de l’institution n’a jamais reçu », précise Pr. Djérédou.
Toujours selon le conférencier, 453 millions tirés avec trois chèques, ont été virés à la Banque atlantique de Côte d’Ivoire et les 65 millions restants obtenus avec le quatrième chèque ont été déposés à la Caisse d’épargne et de crédit de la poste (CECP). Après donc ce constat, la présidence de l’université saisit le directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique. Qui soutient être informé du dossier, pour lequel il a diligenté une enquête qui est en cours à la police économique. Le chef du service de communication de l’université de Cocody qui estime que son institution est la victime dans ce détournement, relève toutefois des irrégularités sur les chèques qui ont servi à pomper les 518 millions. Pr. Djérédou indique que la signature du président de l’université et celle de l’agent comptable ont été imitées sur les chèques incriminés. Ensuite, il fait remarquer que le cachet sec de l’agent comptable n’existe pas non plus sur les chèques. Mieux, le conférencier explique que pour les transactions des sommes aussi importantes, les chèques sont toujours accompagnés d’un bordereau. Ce qui ne fut pas le cas dans l’affaire des 518 millions. Au total, pour le conférencier, si une solution rapide n’est pas trouvée à l’important préjudice qu’à subi l’université, le bon fonctionnement de l’institution serait remis en cause. |
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