Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité s’est tenue dimanche soir. à N’Djamena, la rébellion se replie pour laisser les populations sortir.
Après une accalmie des combats entre l’armée tchadienne et des rebelles venus du Soudan, indique l’AFP, un calme précaire régnait, hier soir, sur N’Djamena, la capitale du Tchad.
Cette situation, due au repli des rebelles dans le nord de la capitale, est vue comme le scénario de dimanche qu’ils reproduisent. Afin de mener des incursions ponctuelles contre l’armée régulière retranchée dans le centre-ville, autour du palais présidentiel. Où le Président Idriss Deby Itno s’est retranché avec les soldats qui lui sont restés fidèles. « On a fait une première offensive ce matin pour tester leur capacité de résistance », a indiqué Abderaman Khoulamallah, le porte-parole des rebelles.
A N’Djamena, on dénombre de nombreux corps dans les rues, selon de nombreux témoins, du fait des combats qui ont impliqué l’artillerie lourde et des hélicoptères de combat. Les rebelles ont accusé la France de laisser décoller les hélicoptères tchadiens pour bombarder leur position. Une manière, pensent-ils, pour la France de « jouer la montre ». En vue de permettre au Président Idriss Deby de se réorganiser. C’est pourquoi, ils ont menacé d’attaquer l’aéroport d’où quelque 580 étrangers ont été évacués vers Libreville par des vols militaires français. Dimanche, des Mirages F1 de l’armée française de l’opération Epervier, basés à N’Djamena, ont été « mis à l’abri » dans des pays voisins, selon des sources militaires. La rébellion, au dire d’un porte-parole de l’Union des forces pour la démocratie et le développement à Paris, entendait « prendre l’aéroport dans les 24 heures ». La reprise des combats met à nu la médiation du dirigeant Mouammar Khadafi, désigné par l’Union africaine au dernier sommet de l’UA, de négocier avec les rebelles. |
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