| Ecrit par FratMat,
le 29-11-1999 23:00
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Publié dans : Nationale, Politique |
Le Parquet militaire d’Abidjan a lancé, hier matin, un mandat d’arrêt international contre le sergent-chef Ibrahima Coulibaly dit IB, précédemment en service au groupement des sapeurs- pompiers militaires. Un mandat d’arrêt qui est la suite logique des soupçons de tentative de coups d’Etat contre ce dernier et d’autres personnes bien identifiées pour la plupart.
Né le 20 février 1964 à Bouaké, de Mamadou Coulibaly et Djéba Fofana, le Sgt/chef Ibrahima Coulibaly dit IB, matricule n° 002-85-0175, à la tête de plusieurs autres personnes, avait mûri l’idée de renverser le régime ivoirien en place. Selon le Commissaire du gouvernement, le Lt/colonel Ange Kessi Kouamé Bernard, qui a confirmé l’information, l’opération baptisée «Noël à Abidjan» devait se dérouler entre le 25 et le 31 décembre 2007. Une opération qui prévoyait l’élimination physique de plusieurs personnalités civils et militaires. Mais, le coup d’Etat ainsi projeté a été découvert à temps grâce à l’extrême vigilance des fins limiers de la République. De tous les éléments constitutifs du corps du crime en projet, cassette vidéo dévoilant le scénario de l’opération «Noël à Abidjan» apparaît très édifiant. C’est donc fort de ce CD et de bien d’autres éléments à charge en possession de la Direction de la surveillance du territoire (DST) que le parquet militaire vient de lancer le mandat d’arrêt international contre celui qui se présente comme le cerveau de l’opération. Etant entendu que ce dernier, le Sgt/chef Ibrahima Coulibaly dit IB ne réside pas en Côte d’Ivoire. Par ce mandat d’arrêt, la justice militaire ivoirienne invite toutes les forces de l’ordre du pays où est censé résider le mis en cause et celles de tout autre Etat où il sera aperçu, à le mettre immédiatement aux arrêts. Une fois appréhendé, IB devra faire l’objet d’une instruction judiciaire aux fins d’être mis à la disposition du parquet militaire en Côte d’Ivoire, juridiction émettrice du mandat d’arrêt international. Le chef du parquet militaire, le Lt/colonel Ange Kessi, qui a ouvert une information judiciaire le 8 janvier dernier sur cette affaire, précise que le mandat d’arrêt ne constitue qu’une inculpation virtuelle. Ce qui signifie que IB, en dépit de la gravité des faits dont il est soupçonné, et de leur impact, bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à ce que le parquet militaire d’Abidjan, en s’appuyant sur des charges suffisantes, l’inculpe après l’avoir entendu. Auquel cas, un mandat de dépôt sera décerné contre lui. Et suivra alors, la procédure d’instruction militaire, qui aboutira à deux situations. La première, le juge d’instruction militaire estime, à la lumière des éléments à sa disposition, que malgré tout ce qui se dit, IB est innocent et il procède à sa relaxe pure et simple. Dans le second cas, il retient des charges suffisantes contre le prévenu et alors, le traduit devant le tribunal militaire pour être jugé dans les règles de l’art. Les crimes retenus pour le moment par la juridiction militaire sont de trois ordres, à savoir: Attentat contre l’autorité de l’Etat et l’intégrité du territoire national – Atteinte à l’ordre public, et enfin – Organisation d’une bande armée. Le Commissaire du gouvernement animera demain matin à son cabinet un point de presse sur cette affaire. |
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