| Ecrit par La Tribune,
le 03-01-2008 09:01
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Publié dans : Nationale, Economie |
Alors que les prix de l'or noir reculent légèrement ce jeudi matin dans les échanges en Asie, le baril de pétrole WTI a atteint pour la première fois de son histoire mercredi le seuil symbolique des 100 dollars à New York, porté par la faiblesse du dollar, les violences au Nigéria, et les anticipations de stocks américains peu élevés. Le Brent de la Mer du Nord signe également un record historique en touchant les 98 dollars le baril. En un an, le prix du pétrole a bondi de plus de 50%.
Mercredi, l'or noir a atteint le niveau record de 100 dollars le baril pour le pétrole de qualité américaine, en raison notamment des tensions au Nigéria, de la faiblesse du dollar, sa monnaie de référence (quand il baisse, le prix du baril compense en montant), et des anticipations de stocks américains de pétrole et de produits distillés (essence, fuel) peu élevés. Le pétrole a même cloturé sur un nouveau record à New York à 99,62 dollars, en hausse de 3,64 dollars sur la journée. En un an, le prix du pétrole a bondi de plus de 50%. Après avoir frôlé les 100 dollars en 2007 (99,29 dollars à New York), il n'aura pas fallu attendre longtemps en 2008 pour atteindre cette barre extrêmement symbolique, une hypothèse que l'on imaginait encore assez virtuelle il y a un an. Ce mercredi, le pétrole a même atteint un nouveau record pour le Brent de la mer du Nord à 98 dollars le baril. Cette flambée reste en partie alimentée par le déséquilibre structurel entre l'offre et la demande, alimentée par la croissance des pays en développement, Chine et Inde en tête. Outre le Nigéria, les tensions géopolitiques, notamment autour de l'Irak et de l'Iran mais aussi désormais au Pakistan depuis l'assassinat de la chef de file de l'opposition Benazir Bhutto, ainsi que climatiques avec des ouragans qui menacent régulièrement les plate-formes pétrolières, expliquent aussi cette tendance. Selon les spécialistes du secteur, les cours du pétrole vont sans doute continuer à monter au cours des cinq prochaines années, sauf accident lié à un trou d'air économique. La hausse des cours, enclenchée en 2002, devrait se poursuivre en raison de la baisse de la production dans certains pays non membres de l'Opep, d'une forte croissance de la demande des pays comme la Chine ou l'Inde et des tensions en matière de capacité de raffinage. Les cours du brut sont en repli ce jeudi matin dans les échanges électroniques en Asie, les marchés étant toujours inquiets des tensions géopolitiques, selon les courtiers. Dans les échanges matinaux, le baril de "light sweet crude" pour livraison en février reculait de 43 cents à 99,19 dollars le baril.Le Brent de la mer du Nord pour livraison en février abandonnait 64 cents à 97,20 dollars. |
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